
Désormais membre d’une mystérieuse communauté autoproclamée tribu africaine hébraïque, la jeune femme inquiète profondément sa famille, qui redoute une emprise sectaire. Kaura Taylor n’a plus donné signe de vie depuis son départ du Texas il y a quatre mois. Maman d’une petite fille d’un an, la jeune Américaine a quitté son environnement sans prévenir ses proches, laissant derrière elle une famille effondrée et des amis inquiets. Très vite, des recherches sont lancées, sans succès.
C’est finalement sur les réseaux sociaux que Kaura réapparaît, dans un décor pour le moins insolite : une forêt écossaise, où elle affirme vivre entourée de sa « reine » et de son « roi ». Des images diffusées en ligne la montrent vêtue de manière traditionnelle, en compagnie d’un homme et d’une femme qui se présentent comme les dirigeants d’une communauté oubliée : le “royaume de Kubala”.
Une communauté isolée, au cœur de l’Écosse
Le « royaume de Kubala » se présente comme une tribu hébraïque africaine résurgente, exilée en Écosse pour fuir l’oppression et “reprendre les terres volées” à ses ancêtres. Ses membres affirment descendre des Jacobites noirs indigènes, expulsés d’Angleterre au XVIe siècle. Depuis, ils revendiquent une identité perdue et reconstruisent une société en marge du monde moderne.
Isolée dans la forêt près d’Édimbourg, la communauté vit dans une relative autarcie, tout en diffusant des messages politiques, historiques et spirituels sur les réseaux sociaux. Elle attire une attention croissante, notamment pour ses discours identitaires et son rejet des institutions traditionnelles.
Une famille alarmée par ce qu’elle considère comme un endoctrinement


