Pensée pour garantir le calme et le confort des voyageurs, la nouvelle classe « Optimum » de la SNCF a rapidement suscité une controverse inattendue.

À l’origine du débat : une communication laissant entendre que les enfants de moins de 12 ans n’y étaient pas admis, provoquant une réaction politique et sociétale immédiate.
La SNCF a récemment présenté « Optimum », une nouvelle catégorie d’espace à bord de certains trains, destinée aux voyageurs en quête de tranquillité. L’objectif affiché était clair : proposer un environnement apaisé, sans nuisances sonores, proche de l’expérience d’un salon haut de gamme. Un concept séduisant pour une partie de la clientèle, mais qui n’a pas tardé à diviser.
Une mention qui fait bondir les familles
Dans sa communication initiale, l’entreprise ferroviaire indiquait que cet espace n’acceptait pas les enfants de moins de 12 ans. Une précision perçue par beaucoup comme une exclusion assumée des familles, donnant l’impression qu’un service public instaurait une forme de tri parmi ses usagers. Rapidement, les réactions se sont multipliées sur les réseaux sociaux et dans les sphères politiques.

La réaction ferme de Sarah El Haïry
La polémique a pris une tournure institutionnelle lorsque Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, est intervenue publiquement. Elle a dénoncé un « signal brutal » envoyé aux parents, rappelant que la présence des enfants dans l’espace public ne peut être considérée comme un désagrément à contourner. Selon elle, « le no kids n’est pas une option de service public ».
Une communication corrigée dans l’urgence
Face à la montée des critiques, la SNCF a rapidement ajusté son discours. L’espace « Optimum » est désormais présenté comme accessible à partir de 12 ans, tout en précisant que les enfants restent évidemment les bienvenus dans les autres espaces du train. Une nuance qui vise à apaiser les tensions, sans renoncer à la promesse de calme recherchée par cette nouvelle offre.
Confort individuel contre inclusion collective

Au-delà de la polémique, l’affaire met en lumière un débat plus profond. Faut-il réserver certains espaces au confort absolu de quelques-uns, au risque d’exclure symboliquement les familles ? Ou au contraire rappeler que le transport public doit rester un lieu partagé, où toutes les générations cohabitent, parfois bruyamment mais légitimement ?
Un débat qui pourrait remonter au sommet
Cette controverse dépasse désormais la simple question commerciale. Elle interroge la place des enfants dans l’espace public et la mission même d’un service public comme la SNCF. Le sujet pourrait remonter jusqu’au PDG Jean Castex, tant il cristallise une tension entre modernisation de l’offre et responsabilité sociétale.










