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24 juin 2026

« On est prêt à prendre le risque »: pourquoi certaines boulangeries pourraient encore être sanctionnées en ouvrant le 1er mai

Le droit d’ouvrir… sans salariés

En théorie, rien n’empêche un boulanger d’ouvrir son commerce le 1er mai. Mais à une condition : il ne doit faire appel à aucun salarié, pas même pour quelques heures. « Le patron peut ouvrir », rappelle Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie, mais uniquement en assurant lui-même l’activité ou en s’aidant de membres de sa famille non salariés.

Dans les faits, cette restriction revient à une obligation déguisée de fermeture pour la majorité des artisans boulangers, surtout dans les zones urbaines où la charge de travail nécessite plusieurs mains.

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Des exceptions, mais un flou juridique persistant

Certaines situations permettent toutefois aux boulangers de contourner partiellement cette règle. Si l’établissement prouve que son activité est « essentielle », la loi admet une dérogation. Mais que recouvre ce caractère essentiel ? Là encore, le flou législatif complique l’interprétation.

Pour la Confédération, livrer des hôpitaux, des prisons ou des EHPAD pourrait justifier une ouverture avec du personnel. De même, une boulangerie unique dans une commune pourrait être considérée comme indispensable. Ces cas doivent cependant être étudiés individuellement, et il n’existe à ce jour aucun cadre général clairement défini.

Une profession mobilisée pour un changement

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Face à ces incohérences, les professionnels de la boulangerie réclament une réforme de fond. « Évidemment, il y a un intérêt à ce que la boulangerie soit reconnue comme commerce essentiel », plaide Dominique Anract. Il rappelle que les salariés ne seraient pas contraints, mais volontaires, avec une rémunération doublée comme l’impose la législation en vigueur.

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