Des discussions ont été entamées entre la Confédération et le ministère du Travail, mais aucune mesure concrète n’a encore été adoptée. En attendant, la prudence reste de mise, et les syndicats recommandent aux boulangers de ne pas employer de salariés le 1er mai, « jusqu’à nouvel ordre ».
Une résistance sur le terrain

Malgré les avertissements, certains boulangers ont décidé d’ouvrir leurs portes coûte que coûte. À Paris, Clément Buisson, artisan dans le 16e arrondissement, affirme : « On veut travailler le 1er mai. Je pense qu’on est prêt à prendre le risque ». Une prise de position partagée par d’autres professionnels qui refusent de sacrifier leur clientèle, souvent fidèle même les jours fériés.
Cette désobéissance assumée témoigne d’un ras-le-bol croissant face à des règles jugées inadaptées à la réalité du métier. Elle souligne aussi la nécessité d’une législation plus souple, qui tiendrait compte de la spécificité de ce commerce de proximité.
Interrogée sur le sujet, la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet s’est montrée ouverte à l’idée d’un assouplissement. Elle défend une approche fondée sur la confiance et le volontariat : « Cela fait partie de la culture française, ce sont des métiers importants ». Pour autant, elle rappelle que les contrôles relèvent de l’Inspection du travail, autonome et indépendante, et que seul un changement de loi pourra résoudre durablement cette complexité.
