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8 août 2026

« On est prêt à prendre le risque »: pourquoi certaines boulangeries pourraient encore être sanctionnées en ouvrant le 1er mai

Des exceptions, mais un flou juridique persistant

Certaines situations permettent toutefois aux boulangers de contourner partiellement cette règle. Si l’établissement prouve que son activité est « essentielle », la loi admet une dérogation. Mais que recouvre ce caractère essentiel ? Là encore, le flou législatif complique l’interprétation.

Pour la Confédération, livrer des hôpitaux, des prisons ou des EHPAD pourrait justifier une ouverture avec du personnel. De même, une boulangerie unique dans une commune pourrait être considérée comme indispensable. Ces cas doivent cependant être étudiés individuellement, et il n’existe à ce jour aucun cadre général clairement défini.

Une profession mobilisée pour un changement

Face à ces incohérences, les professionnels de la boulangerie réclament une réforme de fond. « Évidemment, il y a un intérêt à ce que la boulangerie soit reconnue comme commerce essentiel », plaide Dominique Anract. Il rappelle que les salariés ne seraient pas contraints, mais volontaires, avec une rémunération doublée comme l’impose la législation en vigueur.

Des discussions ont été entamées entre la Confédération et le ministère du Travail, mais aucune mesure concrète n’a encore été adoptée. En attendant, la prudence reste de mise, et les syndicats recommandent aux boulangers de ne pas employer de salariés le 1er mai, « jusqu’à nouvel ordre ».

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