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21 juin 2026

« On est prêt à prendre le risque »: pourquoi certaines boulangeries pourraient encore être sanctionnées en ouvrant le 1er mai

Chaque année, la fête du Travail soulève un paradoxe dans l’univers de la boulangerie française : faut-il vraiment priver les Français de baguette le 1er mai ?

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Si nombre de boulangeries ouvrent leurs portes à cette date, la loi, elle, impose un cadre strict, voire punitif, à cette tradition bien française.

Le 1er mai, jour férié par excellence, est juridiquement protégé par le Code du travail qui interdit aux boulangers d’employer du personnel salarié. Contrairement à d’autres jours fériés soumis à des conventions collectives ou des accords internes, la fête du Travail bénéficie d’un statut spécifique : seuls les établissements dont l’activité ne peut être interrompue peuvent y déroger.

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Les boulangeries, sauf exception, ne figurent pas dans cette catégorie, ce qui signifie que si un employé y travaille ce jour-là, l’employeur s’expose à des sanctions. Une amende de 750 euros par salarié concerné, et 1.500 euros pour un apprenti, comme ce fut le cas pour plusieurs établissements vendéens contrôlés en mai 2024 par l’Inspection du travail.

Le droit d’ouvrir… sans salariés

En théorie, rien n’empêche un boulanger d’ouvrir son commerce le 1er mai. Mais à une condition : il ne doit faire appel à aucun salarié, pas même pour quelques heures. « Le patron peut ouvrir », rappelle Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie, mais uniquement en assurant lui-même l’activité ou en s’aidant de membres de sa famille non salariés.

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