
Philippe Labro, disparu le 4 juin à l’âge de 88 ans, a reçu un dernier hommage en l’église Saint-Germain-des-Prés, en présence d’une foule aussi fidèle que prestigieuse. Journaliste, écrivain, réalisateur, homme de radio et de télévision, Philippe Labro a incarné, durant plusieurs décennies, une certaine idée du style, de la culture et de la parole maîtrisée. L’émotion était vive, notamment dans les rangs de RTL, qu’il dirigea avec exigence et passion de 1985 à 2000, avant d’en devenir le vice-président du conseil d’administration.
Nagui, très touché, avait confié quelques jours plus tôt sur RTL : « Il m’a tout appris, il m’a apporté vingt ans de radio, il m’a apporté son amitié, sa fidélité. » Des mots simples mais d’une sincérité qui en dit long sur la relation qui unissait les deux hommes.
Une cérémonie empreinte de respect et de gratitude

L’église Saint-Germain-des-Prés, haut lieu parisien de mémoire et de recueillement, a réuni ce vendredi les visages familiers du paysage audiovisuel français, qui tous, à un moment ou à un autre, ont croisé la route de Philippe Labro. Pascal Praud, Jean-Jacques Bourdin, Laurent Delahousse, Laurence Ferrari, Michel Drucker : des voix et des figures de la radio et de la télévision venues saluer l’un des leurs.
Depuis son départ de la vice-présidence de RTL en 2000, Labro n’avait jamais réellement quitté l’antenne. De « Mon RTL à moi » en 2011-2012 à « L’Essentiel chez Labro » sur iTélé puis C8, il continuait de tendre l’oreille à l’époque, d’en décortiquer les soubresauts avec justesse et recul. Jusqu’à la fermeture de la chaîne C8, décidée par l’Arcom, où il mettait un point final à sa carrière d’animateur.
