Un homme de lettres et de scène

La présence de Rachida Dati, ministre de la Culture, venue rendre hommage à « un grand amoureux des mots », témoignait de la reconnaissance de l’État pour une œuvre littéraire qui avait su conjuguer mémoire intime et récit national. Fabrice Luchini, comédien de la langue et des lettres, était également présent, soulignant, par sa simple venue, la place particulière qu’occupait Labro dans le panthéon des raconteurs d’histoires.
Car Labro, ce fut aussi une plume au service de la chanson. Parolier de Johnny Hallyday, il avait accompagné l’idole dans plusieurs titres marquants. Laeticia Hallyday, veuve du chanteur, était là, sobre et émue, aux côtés de Jean-Claude Camus. Le monde de la musique n’était pas en reste, Didier Barbelivien, compagnon d’écriture et de scène, figurait parmi les proches venus saluer une dernière fois l’ami fidèle.
Le dernier chapitre d’un homme multiple
Sophie Davant, William Leymergie, Caroline Ithurbide, visages complices des dernières années de télévision, avaient eux aussi tenu à être présents. Tous portaient, dans le silence de cette cérémonie, une admiration profonde pour un homme qui savait écouter autant que parler, transmettre sans asséner, raconter sans trahir.
En tournant la page Philippe Labro, c’est un pan entier de la culture populaire et lettrée française que l’on referme. Mais ses romans, ses chroniques, ses films et ses textes de chansons demeurent. Comme une voix feutrée qui continuerait, encore longtemps, de chuchoter à l’oreille des curieux et des passionnés.
