Présente au cœur des centres-villes, Monoprix s’est imposée comme une référence du quotidien.

Mais derrière cette image familière, l’enseigne engage une réorganisation qui suscite interrogations et vigilance syndicale, entre cessions ciblées, ajustements de réseau et promesse de préserver l’emploi.
D’après des informations relayées par LSA et Econostrum, un comité social et économique est prévu le 10 février 2026 pour évoquer l’avenir de certains points de vente de Monoprix. Plusieurs options seraient sur la table : cessions à des repreneurs du secteur, réaménagements, voire fermetures ponctuelles, dans une logique d’adaptation au marché.
La direction assure toutefois qu’aucune vague de fermetures massives n’est envisagée, un message destiné à rassurer alors que les syndicats redoutent un impact social d’ampleur.
Un historique de fermetures qui alimente la prudence

Cette prudence s’explique : il y a trois ans, dans le cadre d’un plan global de réajustement, 37 magasins avaient baissé le rideau. Un précédent qui pèse dans les esprits, même si, depuis, l’enseigne affirme avoir multiplié les ajustements pour optimiser son maillage territorial.
Implantée aussi bien en Île-de-France qu’en province, Monoprix cherche désormais à faire évoluer son modèle pour répondre aux nouvelles habitudes d’achat, à la concurrence accrue et aux impératifs financiers.
Vers un réseau plus flexible et davantage de franchises

Selon les mêmes sources, la stratégie reposerait sur une plus grande flexibilité du réseau et un développement accru de la franchise. En 2024, une trentaine de nouveaux magasins ont ouvert, signe que l’enseigne ne se contente pas de réduire la voilure mais cherche à redéployer sa présence.
Cette transformation viserait à adapter les formats de magasins aux réalités locales, tout en assurant une meilleure rentabilité.

L’enjeu social au cœur des discussions
La question des salariés reste centrale. Le groupe affirme que les effectifs concernés seraient « repositionnés au sein du même bassin d’emploi », excluant à ce stade toute suppression de poste. Une promesse qui devra être confirmée lors du comité du 10 février, très attendu par les représentants du personnel.
Les syndicats appellent à une gestion transparente et à un dialogue régulier afin d’accompagner cette transition sans heurts.
Cette phase de transition illustre la volonté de Monoprix de se réinventer dans un contexte de grande distribution en pleine mutation. Entre optimisation du réseau, montée en puissance de la franchise et adaptation aux attentes des consommateurs, l’enseigne joue une partie importante de son avenir.










