En pleine tournée médiatique pour la sortie de son livre, Marion Maréchal assume un positionnement qui suscite débat.

Invitée sur un plateau d’information en continu, l’eurodéputée a défendu l’usage d’une expression controversée, relançant une discussion sensible sur l’identité, l’héritage culturel et la notion d’assimilation en France.
Depuis la parution de Si tu te sens Le Pen aux Éditions Fayard, Marion Maréchal multiplie les interventions médiatiques. Sur le plateau de BFMTV, face au journaliste Guillaume Daret, elle est revenue sur plusieurs passages de son ouvrage mêlant récit personnel et réflexions politiques.
L’entretien a rapidement glissé vers une expression employée dans le livre, devenue le cœur de l’échange.
Une expression au cœur du débat
Dans son texte, l’eurodéputée évoque un « peuple de souche », qu’elle associe aux générations qui ont, selon elle, façonné la France à travers les épreuves de l’histoire. Cette formulation a suscité l’interrogation du journaliste, qui y voit un risque d’exclusion symbolique vis-à-vis des Français issus de l’immigration européenne, notamment italienne, portugaise ou polonaise.

Marion Maréchal a rejeté cette interprétation, estimant que son propos visait à rappeler l’existence d’une culture de référence à laquelle les nouveaux arrivants se seraient historiquement assimilés.
Héritage familial et lecture de l’histoire
L’auteure revendique dans son livre l’héritage de son grand-père, Jean-Marie Le Pen, tout en développant sa propre vision de l’identité nationale. Elle refuse que l’histoire de France soit, selon elle, réduite à ses pages les plus sombres, comme la colonisation ou l’esclavage.
Elle insiste sur la continuité culturelle portée par des générations antérieures, qu’elle considère comme fondatrices du cadre dans lequel d’autres populations se sont intégrées au fil du temps.
Des critiques adressées à la gauche

Au cours de l’échange, Marion Maréchal a estimé que la polémique autour du terme provenait principalement, selon elle, de responsables situés à gauche de l’échiquier politique, citant notamment La France insoumise. Elle a évoqué des prises de position publiques qui, à ses yeux, traduiraient une vision opposée de l’identité nationale.
Ce passage a marqué un tournant plus politique dans l’entretien, élargissant le débat au-delà de la seule question lexicale.
Assimilation et immigration au centre de son argumentaire
Face aux interrogations sur le risque de hiérarchisation implicite entre citoyens, Marion Maréchal a affirmé ne pas vouloir établir de distinction juridique entre Français. Elle a toutefois défendu l’idée que, historiquement, les vagues migratoires européennes se seraient intégrées à une culture préexistante, ce qui, selon elle, ne serait plus le cas aujourd’hui.
Cette distinction entre nationalité et culture constitue le cœur de son raisonnement, qu’elle présente comme une analyse des évolutions contemporaines plutôt qu’un jugement sur les personnes.
Cette séquence médiatique illustre la sensibilité persistante des questions liées à l’identité, à l’histoire et à l’immigration dans le débat public français. Les propos tenus sur le plateau de BFMTV s’inscrivent dans une promotion d’ouvrage qui, par sa nature même, entend susciter la discussion.










