
Délibération fin février
Pour Patrick Rochette, 68 ans, grossiste en viande chevaline à Narbonne (Aude), la peine la plus lourde a été prononcée : il a admis avoir falsifié les papiers de dizaines de chevaux issus d’une ferme laboratoire de Sanofi-Pasteur en Ardèche. Inaptes à la consommation, après avoir été utilisés pour l’élaboration de sérums antirabiques ou antivenimeux, ces bêtes avaient été abattues à Narbonne et en Espagne puis leur carcasse vendue à des bouchers d’Occitanie.
Accueillant l’ancienneté d’un dossier qui remonte à 2011, cette magistrate a néanmoins assuré que « les faits restent graves », avec « de la viande de chevaux de laboratoire ayant reçu des substances nocives pendant plusieurs années ». Alors que la défense doit plaider jusqu’à jeudi, le jugement sera mis en délibéré à la fin du mois de février.
