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24 juin 2026

Marine Le Pen condamnée : « Les juges ont raison d’appliquer la loi », mais c’est « le peuple qui doit décider », affirme Sarah Knafo, de Reconquête

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Un plaidoyer inspiré du modèle suisse

Pour appuyer sa thèse, Sarah Knafo convoque l’exemple helvétique. En Suisse, rappelle-t-elle, les peines d’inéligibilité ont été abolies. Ce choix repose sur une conception démocratique radicale : les électeurs sont considérés comme suffisamment matures pour sanctionner eux-mêmes les comportements déviants. « Le peuple est assez adulte et assez mature pour juger », affirme la jeune députée.

Ce modèle de démocratie directe, où le citoyen prend le pas sur les institutions judiciaires, séduit de plus en plus certaines figures politiques françaises en quête de légitimité populaire. Pour Sarah Knafo, il s’agit d’une manière de réhabiliter la souveraineté du suffrage universel face à une justice perçue, parfois à tort, comme instrumentalisée ou politisée.

Une posture à double tranchant

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Mais cette prise de position n’est pas sans risque. En contestant la portée politique d’une condamnation judiciaire, Sarah Knafo s’inscrit dans une logique qui peut fragiliser la confiance dans l’État de droit. Si la justice est remise en question chaque fois qu’elle touche une personnalité politique influente, c’est l’équilibre même des pouvoirs qui est menacé.

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