Alors que les tensions internationales redessinent les priorités énergétiques de l’Europe, la députée Manon Aubry n’a pas mâché ses mots.

Invitée sur France 3, elle a dénoncé les contradictions du gouvernement, appelant à la mobilisation contre ce qu’elle qualifie de « guerre sociale ». Retour sur une prise de parole engagée.
Lors de son intervention, Manon Aubry a alerté sur l’explosion des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe. « Elles ont augmenté de 80 % en un an », a-t-elle affirmé, soulignant un paradoxe géopolitique troublant : alors que l’Union européenne affiche une position ferme contre Moscou, la France continue de financer indirectement le régime de Vladimir Poutine. « Cela représente 3 milliards d’euros qui vont directement dans la poche de Poutine », a-t-elle martelé, en déplorant l’absence criante de diversification des sources d’approvisionnement énergétique.
Le double discours budgétaire d’Emmanuel Macron

Manon Aubry a aussi profité de cette tribune pour fustiger les choix économiques du président de la République. Selon elle, les priorités budgétaires du gouvernement révèlent une hypocrisie manifeste. « 100 milliards pour les chars d’assaut, aucun pour les hôpitaux », a-t-elle dénoncé, accusant Emmanuel Macron de sacrifier les besoins sociaux au profit des dépenses militaires. Un déséquilibre qui, selon elle, reflète une trahison des engagements sociaux du pouvoir exécutif.

