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30 juin 2026

Manon Aubry : « Pour Noël, on a reçu… » gâtée par les lobbies, ses privilèges d’eurodéputée dévoilés

Au-delà des querelles partisanes, Manon Aubry s’attaque aussi aux pratiques internes des institutions européennes. Consciente des privilèges dont bénéficient les élus, elle affirme ne pas vouloir les passer sous silence, y compris lorsqu’ils concernent son propre camp. Dès son premier Noël en tant qu’eurodéputée, elle avait choisi d’exposer publiquement un aspect peu connu du quotidien parlementaire : l’avalanche de cadeaux envoyés par divers lobbies à l’approche des fêtes.

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, tournée avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Manon Aubry avait ironisé sur les présents reçus. Parmi eux, une bouteille de champagne en provenance de Russie et une photo de Vladimir Poutine, envoyées par l’ambassade russe. Une mise en scène volontairement provocatrice, destinée à illustrer ce qu’elle décrit comme « l’omniprésence et l’influence démesurée des lobbies » au sein des institutions européennes.

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L’humour comme arme politique

Plutôt que de dramatiser, l’eurodéputée avait choisi le ton de la dérision. Elle s’était dite « un peu embêtée » par ces attentions, avant de proposer, sur un mode sarcastique, l’organisation d’un concours récompensant « les lobbies les plus créatifs ». Une manière, selon elle, de retourner le malaise en outil pédagogique et de sensibiliser l’opinion publique à des pratiques qu’elle juge problématiques.

Cette sortie n’a toutefois pas fait l’unanimité. Certains responsables politiques, y compris parmi ses alliés, ont estimé la démarche maladroite, voire contre-productive. La séquence a également valu à Manon Aubry des critiques de figures médiatiques, comme Sonia Mabrouk, qui ont pointé une communication jugée excessive. Preuve que la dénonciation des lobbies reste un terrain sensible, même lorsqu’elle s’appuie sur l’autodérision.

Malgré les critiques, Manon Aubry persiste et signe. Elle revendique une approche frontale, mêlant humour et dénonciation, pour exposer ce qu’elle considère comme les dérives du pouvoir à Bruxelles. En sollicitant même les internautes pour imaginer des catégories de son « concours des lobbies », l’eurodéputée entendait transformer une pratique opaque en sujet de débat public.

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