L’incidence nationale se situe ainsi autour de 3 à 3,5 nouveaux cas pour 100 000 habitants chaque année, un niveau comparable à celui observé dans d’autres pays européens. Ces maladies concernent davantage les hommes et apparaissent principalement chez les personnes âgées, avec une fréquence particulièrement importante dans la tranche des 70 à 79 ans.
Bretagne, Nîmes, Clermont-Ferrand : des disparités territoriales observées
Au-delà des données nationales, Santé publique France a cherché à déterminer si certaines parties du territoire étaient davantage concernées. Les chercheurs ont donc étudié la répartition des cas à plusieurs niveaux : régions, départements mais également territoires plus restreints correspondant aux établissements publics de coopération intercommunale, qui regroupent plusieurs communes.

Les résultats font apparaître des différences importantes selon les régions. L’incidence la plus faible est relevée en Guyane, avec 1,06 cas pour 100 000 habitants, tandis que la Bretagne atteint 3,77 cas pour 100 000 habitants.
L’analyse réalisée à une échelle géographique plus précise fait également ressortir plusieurs secteurs dans lesquels le nombre de patients recensés dépasse celui statistiquement attendu. Trois zones présentent notamment une incidence supérieure aux estimations établies à partir des caractéristiques de leur population.
Un premier secteur se situe autour de Nîmes, Avignon et Alès. Entre 2010 et 2021, 557 cas y ont été recensés alors que 449 étaient attendus. Une deuxième zone concerne le territoire allant de Guingamp à Lorient, où 520 cas ont été comptabilisés contre 417 théoriquement attendus. Autour de Clermont-Ferrand, 315 personnes atteintes ont été identifiées, contre une estimation de 241 cas.
