Les chiffres glacent : jusqu’à quatre ans de prison ferme, retrait immédiat du permis, confiscation pure et simple du véhicule. Certains « chauffards » voient leur voiture directement envoyée à la casse, sans appel possible. Une approche radicale qui fait de la Confédération l’un des pays les plus répressifs au monde en matière routière.
Le système des jours-amende pousse cette logique à l’extrême. Entre 3 et 180 jours-amende selon la gravité, avec un tarif journalier oscillant de 30 à 3 000 francs suisses. Un calcul savant qui transforme chaque infraction en équation personnalisée.
Pour notre multimillionnaire français, trois mois de retrait de permis automatique accompagnent sa facture salée. Une « dénonciation » judiciaire qui le mène directement devant le juge, sans possibilité d’arrangement à l’amiable.
Cette sévérité assumée reflète une vision : frapper fort pour dissuader efficacement. Les routes suisses comptent parmi les plus sûres d’Europe, statistiques à l’appui. Le prix de cette sécurité ? Des amendes qui peuvent ruiner même les plus fortunés.

Quand La Fortune Détermine L’Amende : Justice À Deux Vitesses ?
Cette logique de ruiner les plus fortunés trouve sa source dans l’article 34 du Code pénal suisse. Un texte révolutionnaire qui brise le principe d’égalité devant l’amende. Le juge « fixe le montant du jour-amende selon la situation personnelle et économique de l’auteur », prenant en compte revenus, fortune, mode de vie et obligations familiales.
Notre automobiliste français figure parmi les 300 personnalités les plus riches du pays selon le magazine Bilan. Sa fortune ? Plusieurs centaines de millions de francs suisses. Une richesse qui transforme une infraction banale en jackpot pour l’État.
