Le calcul devient implacable : 40 jours-amende à 2 000 francs suisses chacun. 80 000 francs suisses au total, soit près de 85 000 euros. Un montant qui représente l’équivalent de plusieurs années de salaire pour un citoyen ordinaire, mais quelques jours de revenus pour ce multimillionnaire.
Cette justice proportionnelle divise. Ses défenseurs y voient l’égalité réelle : même impact dissuasif pour tous, riches comme pauvres. Ses détracteurs dénoncent une discrimination par l’argent, où l’identité bancaire détermine la sanction.
La Suisse assume cette philosophie radicale. Ici, votre portefeuille dicte votre amende. Un système qui fait de chaque excès de vitesse une loterie inversée où les gagnants au Loto deviennent les perdants de la route.

Un Récidiviste Millionnaire Qui Ne Retient Pas La Leçon
Mais cette loterie inversée révèle une réalité encore plus troublante. Ce multimillionnaire français n’en est pas à son premier coup d’éclat sur les routes suisses. 24 Heures révèle que le même homme a déjà été condamné il y a huit ans exactement pour la même infraction.
À l’époque, la justice helvétique lui avait déjà infligé une sanction record : 60 000 francs d’amende assortie d’un sursis de deux ans, plus une amende immédiate de 10 000 francs. Au total, 70 000 francs suisses pour un premier excès de vitesse. Une somme qui aurait dû marquer les esprits, même les plus fortunés.
