L’administration pénitentiaire conteste cette version. Elle précise que l’éclairage extérieur, nécessaire à la sécurité, peut gêner, mais que la lumière n’est pas allumée en continu dans la cellule. Des veilleuses seraient seulement activées lors des rondes nocturnes.
Fouilles, isolement et suivi médical contestés
Me Debuisson dénonce également des fouilles à nu fréquentes, un isolement qu’il qualifie de « cognitif, psychologique et social », ainsi qu’un manque de suivi médical et des conditions d’hygiène dégradées. Il estime que ces pratiques « piétinent les principes fondamentaux du droit ».
De son côté, l’administration affirme que le régime de fouilles appliqué est identique à celui des autres détenus et que le suivi médical est assuré de manière régulière, sous le contrôle du personnel soignant et dans le respect du secret médical.
La question sensible de la confidentialité avec l’avocat

Un autre point soulevé par la défense concerne la confidentialité des échanges. Me Debuisson affirme qu’un surveillant aurait évoqué auprès de son client des éléments issus d’un entretien confidentiel tenu au parloir. Un fait qu’il qualifie de « gravissime » et contraire aux droits de la défense.
L’administration pénitentiaire réfute catégoriquement cette accusation. Elle assure que les parloirs avocats ne sont équipés d’aucun dispositif d’écoute et qu’il est techniquement impossible d’entendre les conversations qui s’y tiennent.
