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27 juillet 2026

Lésions du col de l’utérus : un risque insoupçonné à long terme révélé

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Chez certaines jeunes femmes, des lésions cervicales précoces pourraient annoncer un risque cardiovasculaire plus élevé à long terme. Une découverte qui pousse les chercheurs à reconsidérer la surveillance médicale de ces patientes.

Des scientifiques de l’université de Linköping et de l’Hôpital universitaire Karolinska, en Suède, se sont penchés sur une question encore peu explorée : l’éventuelle relation entre les lésions du col de l’utérus et la santé cardiovasculaire des jeunes femmes. Les chercheurs rappellent que les maladies cardiaques et les cancers représentent aujourd’hui les deux principales causes de mortalité dans le monde. Or, ces deux groupes de maladies partagent plusieurs facteurs de risque biologiques et comportementaux, tels que l’inflammation chronique, certains dérèglements cellulaires ou encore le tabagisme. Selon les spécialistes, ces mécanismes communs pourraient expliquer pourquoi la présence d’une pathologie favorise parfois l’apparition d’une autre.

Les lésions cervicales, souvent ignorées dans les études sur le cœur

Jusqu’à présent, les recherches s’intéressant au lien entre cancer et maladies cardiovasculaires se concentraient principalement sur les adolescents et jeunes adultes ayant déjà développé un cancer. En revanche, les jeunes femmes présentant des lésions précancéreuses du col de l’utérus étaient rarement prises en compte dans ces analyses. Pourtant, une lésion intraépithéliale squameuse de haut grade représente une anomalie importante des cellules du col de l’utérus, généralement provoquée par une infection persistante au papillomavirus humain (HPV). Sans prise en charge adaptée, ce type de lésion peut évoluer vers un cancer du col de l’utérus. Pour les chercheurs, il était donc essentiel de déterminer si ces anomalies cellulaires pouvaient également être associées à d’autres risques de santé, notamment cardiovasculaires.

Une vaste analyse de données sur plus de 60 ans

Afin d’évaluer cette hypothèse, les scientifiques ont analysé les registres nationaux suédois du cancer couvrant une période très longue, allant de 1958 à 2021. Près de 30 000 adolescentes et jeunes adultes âgées de 15 à 24 ans ayant reçu un diagnostic de lésions cervicales ont été identifiées dans ces bases de données. Leur état de santé a ensuite été comparé à celui d’un groupe témoin composé de plus de 149 000 personnes du même âge ne présentant aucune anomalie cervicale. À l’aide d’un modèle statistique spécialement conçu pour ce type d’étude épidémiologique, les chercheurs ont examiné la fréquence des maladies cardiovasculaires chez ces deux populations afin d’identifier d’éventuelles différences significatives.

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