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27 juillet 2026

Lésions du col de l’utérus : un risque insoupçonné à long terme révélé

Un risque cardiovasculaire plus élevé chez les jeunes patientes

Les résultats, publiés dans la revue scientifique JAMA Oncology, montrent que les femmes de moins de 25 ans ayant des antécédents de lésions cervicales présentent un risque accru de maladies cardiovasculaires. Parmi les pathologies observées plus fréquemment dans ce groupe figurent l’infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque ou encore certaines maladies cérébrovasculaires, telles que les accidents vasculaires cérébraux. Les chercheurs ont également constaté que les antécédents familiaux jouaient un rôle aggravant, notamment lorsque l’un des parents avait déjà souffert d’une maladie cardiovasculaire. Cette association suggère que plusieurs facteurs, à la fois génétiques et environnementaux, pourraient contribuer à expliquer cette vulnérabilité accrue.

Des facteurs de risque comportementaux également impliqués

Au-delà des mécanismes biologiques, l’étude souligne également l’influence de certains comportements sur la santé cardiovasculaire des participantes. Les données montrent notamment que les femmes infectées par le papillomavirus humain étaient plus susceptibles de fumer ou de présenter un excès de poids. Or, ces deux éléments sont reconnus depuis longtemps comme des facteurs majeurs de maladies cardiaques. Selon les chercheurs, il est donc possible que les lésions cervicales et les maladies cardiovasculaires partagent des déterminants communs liés au mode de vie, ce qui expliquerait en partie leur association observée dans l’étude.

Une mortalité légèrement plus élevée chez les femmes concernées

Au cours de la période de suivi, les scientifiques ont également observé des différences concernant la mortalité. Environ 3,1 % des jeunes femmes ayant présenté une lésion cervicale de haut grade sont décédées, contre 2,1 % dans le groupe témoin. Les causes de décès les plus fréquentes étaient l’infarctus du myocarde et la mort subite cardiaque. D’autres événements graves ont également été recensés, notamment le syndrome de détresse respiratoire aiguë ou certains accidents traumatiques. Concernant les décès liés au cancer, ils restent relativement rares dans cette population jeune, mais ils apparaissent tout de même plus fréquents chez les patientes ayant des antécédents de lésions cervicales.

Les cancers observés après plusieurs années de suivi

Les chercheurs ont également analysé les types de cancers diagnostiqués chez les participantes plusieurs années après la découverte de leurs lésions cervicales. Après cinq ans de suivi, les cancers de la peau, du sein et du poumon figuraient parmi les plus fréquents. Toutefois, lorsqu’un décès lié au cancer survenait, il était le plus souvent associé à des tumeurs malignes du système digestif. Ces résultats montrent que le parcours de santé des jeunes femmes ayant présenté des lésions cervicales peut être marqué par plusieurs risques médicaux à long terme, même si la majorité d’entre elles ne développeront pas de complications graves.

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