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11 juillet 2026

Les mots «wesh» et «wallah» bientôt interdits à l’école ?

L’école face au langage des jeunes

Ce type de rumeur s’appuie sur un fond de débat réel : le langage des adolescents, souvent influencé par l’argot, les réseaux sociaux ou des expressions issues de différents milieux culturels, est régulièrement questionné par les enseignants et observateurs de l’école. L’émission L’école à remonter le temps, diffusée récemment, a d’ailleurs mis en lumière le choc générationnel linguistique, suscitant des réactions parfois très critiques de la part des téléspectateurs.

Mais réguler le langage ne signifie pas sanctionner pénalement les élèves. Le rôle des établissements est d’éduquer au respect et à la maîtrise de la langue française, pas de criminaliser l’usage de mots issus de la culture populaire.

Pourquoi cette fausse information a autant circulé ?

Le succès de cette vidéo — plus de deux millions de vues — s’explique par plusieurs facteurs : le ton solennel, la référence fictive à des sources officielles, et surtout, l’exploitation d’un sujet sensible, mêlant école, autorité, langage et diversité culturelle.

Dans un climat où les débats sur la laïcité, l’autorité à l’école et les enjeux identitaires sont omniprésents, une fausse information bien ficelée peut facilement se propager. Elle exploite les peurs, les tensions, et parfois les préjugés.

Ce que dit (vraiment) la loi sur le langage à l’école

À l’heure actuelle, aucune loi française ne peut interdire l’usage de mots familiers à l’école, à condition qu’ils ne soient pas injurieux, discriminatoires ou menaçants. Le règlement intérieur de chaque établissement peut définir un cadre de langage approprié, mais aucune sanction pécuniaire n’est autorisée contre un élève.

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