Selon le Dr Michel Cymes, la mauvaise habitude numéro un des Français à table, c’est la vitesse. « Les Français, et pas seulement eux, mangent trop vite », affirme-t-il. Résultat : la digestion est mal amorcée et la satiété n’a pas le temps de s’installer, entraînant des repas trop copieux et souvent suivis de fringales.
« On dit qu’un repas doit durer au minimum 20 minutes pour que le cerveau prenne conscience qu’on a mangé », insiste-t-il.
En clair, si vous engloutissez votre assiette en dix minutes, votre cerveau ne reçoit pas encore le signal qu’il peut arrêter de manger, ce qui vous pousse à reprendre une portion… voire à grignoter peu après.
La mastication : la grande oubliée de nos repas modernes
Ce manque de temps à table impacte directement le tout premier maillon de la digestion : la mastication. Selon Michel Cymes, mastiquer n’est pas seulement un geste mécanique, c’est une étape cruciale :
« Quand vous mâchez, vous écrasez les aliments pour les rendre plus digestes, et surtout, vous les mélangez à la salive. Celle-ci contient l’amylase salivaire, une enzyme essentielle qui lance le processus digestif. »
Avaler sans mâcher, c’est donc sauter une étape clé, exposant le système digestif à plus d’efforts, et favorisant inconfort, ballonnements, voire surpoids à long terme.


