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10 juillet 2026

Les demandes de réparation de deux anciens requis du STO définitivement rejetées par la justice

Une décision qui relance le débat sur la reconnaissance symbolique et matérielle de ceux que l’Histoire a trop souvent laissés dans l’ombre. Ce mardi 8 juillet 2025, la cour administrative d’appel de Marseille a tranché : les demandes d’indemnisation formulées par Albert Corrieri, 103 ans, et Erpilio Trovati, 102 ans, sont rejetées. Les deux hommes réclamaient respectivement 43 200 euros et 33 400 euros à l’État français, au titre du travail forcé qu’ils ont effectué entre 1943 et 1945 dans des usines allemandes sous le régime nazi.

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Leur revendication s’appuyait sur une logique simple : réclamer un salaire pour le travail accompli, estimé à 10 euros de l’heure, pour des mois d’asservissement imposé par le gouvernement de Vichy. Mais la cour s’est fondée sur la loi du 14 mai 1951, qui avait instauré une indemnité forfaitaire pour les personnes contraintes au travail dans les pays ennemis.

Une décision fondée sur une ancienne loi et sur la prescription

Dans un communiqué, la cour rappelle que la loi de 1951 avait déjà pour objectif de réparer les préjudices de toute nature subis par les requis du STO, y compris les dommages financiers. L’avocate générale, lors de l’audience du 24 juin, avait elle aussi insisté sur le fait que cette indemnisation globale ne pouvait aujourd’hui être rediscutée, en invoquant notamment la prescription du droit à contester cette indemnité, plus de 70 ans après les faits.

Mais pour l’avocat des plaignants, Me Michel Pautot, cette lecture est réductrice. Il soutient que la loi ne prévoit aucunement un dédommagement pour les heures de travail effectives, mais se concentre sur les blessures et séquelles physiques ou psychologiques. « Il n’est pas logique de ne pas avoir accordé le paiement du salaire de ces déportés », a-t-il affirmé dans un communiqué, dénonçant une décision qui ne prendrait pas la pleine mesure du préjudice subi.

Un combat plus symbolique que financier

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