Auditionnée par les députés sur l’indépendance de l’audiovisuel public, Léa Salamé a clarifié une question qui revenait avec insistance : sa position si son compagnon se lançait dans la présidentielle.

La journaliste a réaffirmé une règle personnelle déjà appliquée par le passé, au nom de son éthique professionnelle. Ce 2 février, Léa Salamé était entendue par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public. Au cœur des échanges : la question de l’indépendance journalistique lorsque la vie privée croise la sphère politique. En couple avec Raphaël Glucksmann, eurodéputé et cofondateur de Place publique, la présentatrice du 20 heures de France 2 a tenu à lever toute ambiguïté.
Elle a confirmé qu’elle se mettrait immédiatement en retrait de l’antenne si son compagnon déclarait sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.
Une ligne de conduite déjà appliquée par le passé

La journaliste a rappelé que cette règle n’avait rien de théorique. En 2019, puis en 2024, lorsque Raphaël Glucksmann s’était présenté aux élections européennes, elle s’était retirée de l’antenne dès l’annonce officielle de sa candidature, parfois contre l’avis de sa hiérarchie.
« Je n’ai pas attendu cette commission pour adopter une ligne extrêmement claire », a-t-elle souligné, revendiquant une cohérence constante dans ses choix professionnels.
« Une journaliste indépendante, avant tout »
Face aux députés, Léa Salamé a insisté sur son identité professionnelle : avant d’être la compagne d’un homme politique, elle se définit comme une journaliste indépendante. Elle a rappelé qu’aucune interférence n’avait jamais été observée dans son travail.
Elle a également dénoncé l’idée qu’une femme puisse être soupçonnée d’épouser les opinions de son conjoint, y voyant un stéréotype dépassé.
Un parcours marqué par des situations délicates

Au cours de l’audition, la journaliste a également évoqué, indirectement, des épisodes plus anciens de sa carrière. Invitée il y a quelques années dans le podcast InPower de Louise Aubery, elle avait raconté avoir été la cible d’une « drague appuyée » de la part d’un responsable politique connu, alors qu’elle débutait à Public Sénat.
Elle avait précisé qu’il ne s’agissait pas de harcèlement, mais d’une situation qui l’avait mise mal à l’aise à l’époque, illustrant les rapports parfois ambigus entre journalistes et personnalités politiques.
Une parole qui s’inscrit dans le débat sur l’éthique médiatique
Cette audition intervient dans un contexte où la neutralité de l’audiovisuel public fait l’objet d’un examen approfondi. La position de Léa Salamé, exprimée publiquement, vise à anticiper toute critique sur un éventuel conflit d’intérêts.










