Auditionnée pendant plus de deux heures par une commission parlementaire, Léa Salamé a dû répondre à des questions sensibles sur son indépendance, sa rémunération et un possible conflit d’intérêts.

Face aux députés, la journaliste a défendu ses choix professionnels et posé une règle claire pour l’avenir. Le 2 février, Léa Salamé a comparu devant la commission d’enquête parlementaire consacrée à la neutralité et au fonctionnement de l’audiovisuel public. Présentatrice du 20 heures de France 2, elle a été interrogée longuement sur la compatibilité entre sa vie privée et ses fonctions dans le service public.
La question de son indépendance professionnelle a constitué le cœur des échanges.
Des explications sur sa rémunération
Interpellée par le député Charles Alloncle, Léa Salamé a détaillé les conditions de sa rémunération. Elle a indiqué avoir accepté le salaire proposé sans négociation, précisant que France Télévisions lui avait assuré qu’il correspondait à celui de ses prédécesseurs.

Elle a reconnu que ces montants restaient confortables, tout en les situant en deçà de ce qui se pratique dans les chaînes privées, où elle affirme avoir reçu des propositions plus lucratives.
Le choix revendiqué du service public
La journaliste a expliqué avoir refusé ces offres au nom de sa conviction personnelle. Elle affirme ne pas être guidée par des considérations financières, mais par un attachement au service public.
Ce positionnement vise à rappeler la cohérence de son parcours, marqué par un engagement durable dans l’audiovisuel public.
Son rôle de productrice également examiné

L’audition a également porté sur son statut de coproductrice de l’émission Quelle Époque !. Léa Salamé a tenu à préciser qu’elle occupait ce rôle avant même d’être salariée de France Télévisions.
Selon elle, cette position lui garantit une forme d’indépendance vis-à-vis des diffuseurs. Elle a également évoqué une inégalité persistante entre hommes et femmes dans ces fonctions de production, soulignant que les femmes restent souvent cantonnées au statut de salariées.
Une règle claire en cas de candidature de Raphaël Glucksmann
Enfin, la question centrale est revenue : que se passera-t-il si Raphaël Glucksmann se présente à la présidentielle de 2027 ? La réponse de Léa Salamé a été sans ambiguïté.
« S’il est candidat, je sors immédiatement de l’antenne », a-t-elle assuré, afin d’éviter toute suspicion de conflit d’intérêts.










