Le compte à rebours vers 2027 s’accélère à droite. Ce jeudi 12 février, Bruno Retailleau a officialisé son intention de briguer l’Élysée.

Dans un message adressé aux élus Les Républicains, puis dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux, l’ancien ministre de l’Intérieur a dévoilé une candidature mûrie, centrée sur l’ordre, la justice et la « fierté française ».
C’est par un message interne adressé aux élus de son parti que Bruno Retailleau a franchi le pas. Le président des Républicains y annonce qu’il « s’apprête à déclarer » sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, évoquant une décision longuement réfléchie. L’information, confirmée par plusieurs sources concordantes, marque une étape décisive dans la préparation de la droite républicaine à l’échéance suprême.
Dans ce courrier, l’ancien ministre de l’Intérieur défend l’idée qu’il est temps pour sa famille politique de proposer aux Français « un nouveau chemin ». Il structure son projet autour de trois piliers : l’ordre, la prospérité et la fierté nationale. Une ligne claire, destinée à rassembler un électorat qu’il estime majoritaire mais en quête de cap.

« Le président de l’ordre et de la justice »
À 18 heures, Bruno Retailleau a confirmé son entrée en lice dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux. Il s’y présente comme le futur « président de l’ordre, de la justice et de la fierté française », assumant une orientation sécuritaire et identitaire qui s’inscrit dans la continuité de son parcours politique.
Dans cette déclaration d’une dizaine de minutes, il insiste sur la transparence de sa démarche : « Je ne ruserai pas, je ne cacherai rien », affirme-t-il, promettant de ne pas céder à l’obsession du pouvoir mais d’agir par « sens du devoir ». Cette rhétorique vise à incarner une figure d’autorité assumée, tout en se démarquant d’une ambition jugée personnelle.
Un diagnostic sévère sur l’état du pays

Le candidat dresse un constat préoccupé de la situation nationale. Il évoque une France « qui s’enfonce » et « qui s’efface dans un monde de plus en plus menaçant », appelant à un redressement qu’il juge urgent. Cette analyse s’accompagne d’un registre émotionnel, puisqu’il confie ressentir « du trouble, de la tristesse, parfois même de la colère » en observant l’évolution du pays.
En adoptant ce ton, Bruno Retailleau cherche à capter un sentiment diffus dans l’opinion publique : celui d’un déclassement ou d’une perte de repères. Il entend transformer cette inquiétude en dynamique électorale.
Au-delà de l’annonce personnelle, cette candidature ouvre une nouvelle phase pour Les Républicains. Bruno Retailleau promet de porter son projet dans un esprit de rassemblement, convaincu que sa formation peut redevenir une force centrale dans le paysage politique.










