Au-delà de son cas personnel, il a plaidé pour une approche fondée sur le pragmatisme, estimant que les entreprises peuvent faire preuve de souplesse lorsque les circonstances climatiques le justifient et que l’image professionnelle demeure préservée.
Une liberté encadrée par le droit du travail

Contrairement à certaines idées reçues, aucune disposition générale du Code du travail n’interdit le port du short ou du bermuda dans les entreprises françaises. Les salariés bénéficient en principe d’une liberté dans le choix de leur tenue professionnelle.
Cette liberté n’est cependant pas illimitée. La législation autorise les employeurs à imposer certaines contraintes vestimentaires lorsque celles-ci sont justifiées par la nature du poste occupé ou par les nécessités de l’activité.
Les motifs les plus fréquemment invoqués concernent la sécurité, l’hygiène, l’image de l’entreprise ou encore les relations avec la clientèle. Les exigences vestimentaires peuvent donc varier considérablement d’un secteur à l’autre, qu’il s’agisse d’un chantier, d’un établissement de santé, d’un commerce haut de gamme ou d’un simple poste administratif.
Une décision de justice devenue une référence

La question du bermuda au travail a déjà été examinée par les juridictions françaises. Une affaire opposant un salarié à son employeur est devenue au fil des années l’une des principales références juridiques en matière de tenue vestimentaire en entreprise.
Au début des années 2000, un agent technique s’était présenté à plusieurs reprises sur son lieu de travail vêtu d’un bermuda malgré les consignes internes exigeant le port d’un pantalon sous sa blouse professionnelle. Son employeur estimait que cette tenue n’était pas compatible avec ses missions et avec les contacts susceptibles d’avoir lieu avec des clients.
