Perquisitions et preuves matérielles
Les investigations conduisent les enquêteurs à perquisitionner, le 15 mai 2025, le domicile et la permanence parlementaire de Sébastien Delogu. Les services de la brigade financière extraient de son téléphone portable des photographies correspondant précisément aux documents dérobés, confirmant la détention et la diffusion du dossier complet.
La défense assumée du député

Face aux accusations, Sébastien Delogu maintient sa ligne. Il affirme avoir agi pour « contraindre la justice » à se saisir de faits présumés de détournements de fonds publics et de fraude à la Sécurité sociale. Selon lui, ses publications visaient à provoquer une enquête via un signalement au titre de l’article 40. Une justification que le parquet de Marseille a fermement nuancée.
Deux enquêtes distinctes selon le parquet
Le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, a précisé que l’enquête sur Laser Propreté, ouverte avant l’arrivée d’Isidore Aragones, est totalement distincte de la procédure visant le député. Les faits de recel et de divulgation reprochés à Sébastien Delogu ne sauraient donc être couverts par une prétendue démarche d’alerte judiciaire.
Un coup dur politique pour La France insoumise
Ce renvoi devant la 11ᵉ chambre correctionnelle constitue un revers majeur pour La France insoumise, dont plusieurs figures, dont Jean-Luc Mélenchon, avaient publiquement soutenu le député lors de sa garde à vue. En pleine campagne municipale, cette affaire risque de ternir durablement l’image de l’élu marseillais et d’alimenter les critiques sur ses méthodes.
