La décision a été annoncée par deux de ses avocates, Mes Céline Lasek et Fanny Colin, auprès de l’Agence France-Presse. Elle concerne précisément l’interdiction de quitter la France qui avait été imposée au chanteur après sa mise en examen.
Cet allègement ne signifie pas que Patrick Bruel est libéré de l’ensemble de ses obligations judiciaires. Il porte sur ses possibilités de déplacement, tandis que les investigations concernant les accusations de violences sexuelles se poursuivent.
L’artiste de 67 ans reste mis en examen dans quatre dossiers distincts. Il conteste l’intégralité des faits qui lui sont reprochés et demeure présumé innocent.
Une décision contestée cet été par le parquet de Nanterre

La question des déplacements de Patrick Bruel avait déjà donné lieu à un premier arbitrage judiciaire pendant l’été. Ses avocats avaient saisi un juge d’instruction afin d’obtenir la levée de l’interdiction de quitter le territoire français.
Le 21 juillet, le magistrat avait accepté cette demande et autorisé le chanteur à voyager à l’étranger. Le parquet de Nanterre avait cependant rapidement contesté cet assouplissement en interjetant appel.
Selon les informations révélées par Mediapart, le ministère public considérait cette modification du contrôle judiciaire comme injustifiée et excessive. Il souhaitait donc que la décision soit réexaminée par une juridiction supérieure.
