À l’approche des municipales et dans un contexte politique sous tension, l’exécutif s’apprête à procéder à un remaniement d’ampleur.

Le départ annoncé de Rachida Dati pourrait déclencher une recomposition plus large du gouvernement, à quelques jours d’une échéance stratégique pour la majorité.
La perspective d’un remaniement s’est précisée avec l’annonce du départ imminent de Rachida Dati. La ministre de la Culture devrait quitter le gouvernement pour se consacrer pleinement à sa candidature à la mairie de Paris, ouvrant la voie à une recomposition attendue. Selon plusieurs sources, le Premier ministre Sébastien Lecornu pourrait dévoiler une nouvelle équipe « dans les jours à venir », au plus tard le 16 février.
L’entourage d’Emmanuel Macron évoque un ajustement « significatif », signe que l’exécutif entend marquer un tournant à l’approche des élections municipales. L’entrée en période de réserve, fixée au 22 février, ajoute une contrainte de calendrier qui accélère les décisions.
Un précédent qui pourrait faire jurisprudence

Le retrait de Rachida Dati pose une question plus large : celle du cumul entre responsabilités ministérielles et campagne municipale. Son départ pourrait créer un précédent et accentuer la pression sur d’autres ministres engagés localement, notamment ceux qui briguent une mairie.
Parmi eux figure Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, candidate à Aix-les-Bains. Cousine de la journaliste Laurence Ferrari, elle a affirmé ne pas envisager de quitter ses fonctions. Elle met en avant son rôle central dans l’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030, estimant qu’un ancrage territorial ne serait pas incompatible avec ses responsabilités nationales.
D’autres ministres sur la sellette

Le remaniement pourrait dépasser le seul cadre des candidatures municipales. Plusieurs membres du gouvernement seraient susceptibles de quitter leurs fonctions, à commencer par Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l’autonomie et des personnes handicapées, dont le départ est évoqué.
D’autres noms circulent également, comme ceux de Marie-Pierre Vedrenne ou de Monique Barbut. L’objectif affiché serait de resserrer l’équipe et de renforcer la cohérence politique de l’exécutif à un moment charnière du quinquennat.
L’ombre des ambitions présidentielles
Reste un dossier particulièrement sensible : celui de Gérald Darmanin. Le ministre de la Justice a récemment laissé entendre qu’il pourrait nourrir des ambitions présidentielles, une perspective qui interroge la ligne fixée par Sébastien Lecornu. Le Premier ministre avait pourtant insisté sur la nécessité pour son équipe de rester « complètement déconnectée » de toute stratégie personnelle en vue de la prochaine présidentielle.










