Le mardi 30 juin, l’Assemblée nationale a adopté une nouvelle fois le projet de loi créant un droit à l’aide à mourir, une réforme portée par le président de la République Emmanuel Macron dans le cadre de son second quinquennat.
Le texte a été approuvé par 295 députés contre 232, après avoir déjà obtenu une majorité lors de précédents votes en mai 2025 puis en février 2026. Cette nouvelle adoption constitue une étape supplémentaire d’un long parcours législatif entamé il y a plusieurs années.
Le projet de loi doit désormais être transmis au Sénat, qui devrait à nouveau rejeter le texte lors de son examen prévu à partir du 7 juillet. Le gouvernement entend ensuite donner le dernier mot à l’Assemblée nationale, où un vote définitif est programmé pour le 15 juillet.
Une réforme présentée comme une évolution majeure

À l’issue du scrutin, le député Olivier Falorni, rapporteur historique du texte, a salué cette nouvelle avancée, estimant que le moment était venu pour le Parlement de se prononcer définitivement sur cette réforme.
Très impliqué sur cette question depuis de nombreuses années, il a évoqué avec émotion les nombreux échanges qu’il a eus avec des patients et leurs familles, rappelant les demandes répétées d’une évolution de la législation.
En amont des débats, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, avait lui aussi souligné l’importance de cette réforme, la qualifiant d’évolution sociétale majeure et estimant qu’il s’agissait de l’un des textes les plus marquants examinés depuis plus d’une décennie.
