Le constat bouleverse les certitudes : « Aujourd’hui, on ne sait pas identifier celles chez qui la chimiothérapie serait bénéfique », reconnaît la communauté scientifique. Une humilité nécessaire après des décennies de sur-traitement.
Le Professeur Steven Le Gouill, directeur général de l’Institut Curie, trace la voie : « Cette étude illustre parfaitement l’engagement de l’Institut Curie à promouvoir une oncologie personnalisée. Ces travaux consacrés aux patientes les plus âgées, souvent exclues des grandes études, sont au cœur des priorités ».
L’approche révolutionne la prise en charge : ajuster l’intensité des traitements à chaque situation. Réduire la toxicité, préserver la qualité de vie, sans compromettre l’efficacité. Un équilibre enfin possible.
Cette médecine personnalisée exige un dialogue ouvert avec les patientes. À elles de décider si elles veulent s’engager dans une chimiothérapie aux bénéfices incertains. Un choix éclairé, enfin respecté.
