Dans cette liste d’austérité, une mesure fait particulièrement grincer des dents : la suppression de deux jours fériés. L’addition est simple mais douloureuse. Cette seule décision doit rapporter 4,2 milliards d’euros dans les caisses de l’État.
La colère monte instantanément dans l’opinion publique. Les réseaux sociaux s’enflamment. Les Français ne digèrent pas. Bayrou le sait, il le sent. Alors le Premier ministre multiplie les vidéos sur YouTube pour justifier son choix. Un exercice de communication d’urgence face à la grogne populaire.
« Je sais que ça a suscité beaucoup de commentaires et beaucoup d’oppositions, mais en vérité, si c’est un effort de cet ordre qui permet de sortir des difficultés qu’on rencontre, je trouve que c’est un effort acceptable », déclare-t-il face caméra.
L’homme politique tente de rassurer : cette mesure ne remet pas en cause « notre modèle de société, notre modèle de vie de famille ». Mais les Français voient surtout leurs week-ends prolongés qui s’évaporent. Le gouvernement joue gros sur cette réforme explosive.

La France Face À Ses Voisins Européens : Où Se Situe-t-elle ?
Cette réforme qui fait trembler l’Hexagone mérite pourtant d’être replacée dans son contexte européen. Car la France, avec ses 11 jours fériés, se situe exactement dans la moyenne continentale. Ni plus, ni moins.
Le panorama européen révèle des disparités saisissantes. À Chypre, les salariés savourent 15 jours fériés par an. Un record qui fait rêver les travailleurs français. À l’opposé, les Danois et les Néerlandais se contentent de 9 jours seulement. Deux jours de moins que ce que la France s’apprête à imposer à ses citoyens.
L’Allemagne, la Grèce et le Luxembourg alignent exactement le même nombre que l’Hexagone : 11 jours. Une coïncidence qui relativise la générosité française souvent mise en avant par les politiques.
