Une méthodologie rigoureuse sur près de 1 000 cerveaux

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont d’abord entraîné un algorithme d’intelligence artificielle sur 15 000 IRM cérébrales afin d’estimer un “âge cérébral” indépendant de l’âge réel. Ils ont ensuite étudié les données de 996 volontaires de la UK Biobank, dont certains avaient passé deux IRM avant la pandémie, et d’autres une avant et une après.
L’écart entre l’âge cérébral estimé et l’âge chronologique a permis de quantifier le vieillissement prématuré. Ce modèle de mesure est de plus en plus utilisé dans les recherches sur les maladies neurodégénératives ou les traumatismes psychologiques.
Un signal d’alarme pour les futures crises sanitaires
Alors que la pandémie semble derrière nous, ses effets silencieux persistent. Cette étude rappelle que l’impact des crises sanitaires ne se mesure pas uniquement en nombre de morts ou de malades, mais aussi en dommages invisibles, profonds, parfois durables, infligés à nos esprits.
Dans une société marquée par la multiplication des risques collectifs – pandémie, dérèglement climatique, crises économiques – comprendre et anticiper les répercussions mentales et cognitives devient une urgence de santé publique. Car si les virus laissent parfois le corps intact, ils peuvent marquer durablement les esprits.
