Le monde du cinéma français perd une figure discrète mais essentielle. Alain Belmondo, frère aîné de Jean-Paul Belmondo et producteur reconnu, s’est éteint à l’âge de 93 ans. Dans l’ombre des projecteurs, il a pourtant contribué à bâtir la légende de “Bébel” et à façonner des œuvres marquantes du septième art.
C’est par un message empreint de tristesse que Paul Belmondo a révélé la nouvelle sur Instagram. « Mon oncle Alain est parti ce matin rejoindre mon père, ils étaient deux frères inséparables », a écrit le pilote en légende d’un cliché réunissant Alain et Jean-Paul Belmondo. Né le 24 octobre 1931 à Neuilly-sur-Seine, fils du sculpteur Paul Belmondo et de Sarah Raynaud-Richard, Alain Belmondo était le frère de Muriel et de Jean-Paul. Si la cause du décès n’a pas été dévoilée, l’annonce a suscité une vive émotion dans le milieu culturel.
Un parcours dans l’ombre, mais décisif
Passionné d’art et de théâtre, Alain Belmondo avait d’abord exercé comme régisseur dans les années 1960 avant de devenir directeur de production. Son nom figure derrière de nombreux longs-métrages à succès, tels que Le Vieux Fusil, Indochine, La Veuve Couderc ou encore L’Argent des autres. En parallèle, il a accompagné la carrière de son frère Jean-Paul, participant à la production de films devenus cultes comme Le Professionnel, Borsalino ou L’As des as.
Une complicité fraternelle indéfectible
Dans son hommage, Paul Belmondo rappelle l’étroite relation qui liait les deux frères depuis l’enfance. Enfants de chœur durant la Seconde Guerre mondiale, ils ne se sont jamais quittés. Alain Belmondo a même dirigé le Théâtre des Variétés aux côtés de son père pendant plus de dix ans, demeurant un soutien constant de sa famille et de son frère, jusqu’à la fin de la vie de celui que l’on surnommait “Bébel”.
Un héritage familial et artistique
Alain Belmondo laisse derrière lui deux fils, Jean-François et Olivier. Paul Belmondo a tenu à adresser une pensée à l’ensemble de la famille : « Avec toi Alain encore une page du cinéma français se ferme. Repose en paix », a-t-il écrit. Si Alain Belmondo ne s’exposait pas devant la caméra, son rôle en coulisses fut essentiel dans l’essor de grandes œuvres du cinéma français, scellant à jamais sa place dans l’histoire culturelle.