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27 juillet 2026

La CGT veut un nouveau jour férié en France, pour « le droit des femmes »

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Elle propose d’instaurer une nouvelle journée chômée dédiée aux droits des femmes, tout en rappelant les lignes rouges syndicales concernant le travail lors de la fête des travailleurs.

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a annoncé ce vendredi son intention de promouvoir l’instauration d’un jour férié supplémentaire en France, en prenant pour référence la journée internationale des droits des femmes. Invitée sur France 2, elle a souligné que le nombre de jours fériés en France reste inférieur à la moyenne observée au sein de l’Union européenne, avec 11 jours contre 12 dans les autres pays membres.

Dans cette perspective, la responsable syndicale plaide pour que le 8 mars devienne une date emblématique du calendrier social. Elle souhaite que cette journée soit reconnue comme un jour férié, chômé et rémunéré, sur le modèle du 1er-Mai, traditionnellement consacré à la fête du travail. Cette proposition s’inscrit dans une volonté de renforcer la visibilité des luttes pour les droits des femmes.

Un contexte marqué par le débat sur le 1er-Mai

Cette prise de position intervient alors que le gouvernement s’apprête à faire des annonces concernant le travail des salariés dans certains secteurs le 1er-Mai, notamment dans les boulangeries et les commerces de fleurs. Une réunion entre le Premier ministre, Sébastien Lecornu, et les représentants de ces professions doit permettre de clarifier les orientations à venir.

Un projet de loi, soutenu par plusieurs forces politiques dont Renaissance, la droite et l’extrême droite, envisageait d’autoriser explicitement l’emploi de salariés dans certains commerces et établissements culturels lors du 1er-Mai. Cette initiative a toutefois suscité une opposition marquée de la part des organisations syndicales et des partis de gauche, conduisant l’exécutif à suspendre son examen.

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