Dans une logique de modernisation et de réponse aux nouveaux usages bancaires, La Banque Postale avait lancé Ma French Bank en 2019, une banque mobile 100 % digitale. Elle s’était aussi positionnée sur le secteur de la finance participative en rachetant KissKissBankBank. L’objectif était clair : s’imposer face à une concurrence féroce incarnée par N26, Orange Bank ou encore Revolut. Ma French Bank jouait la carte de l’identité française et d’une communication jeune et branchée, souvent ponctuée de franglais pour séduire la nouvelle génération.
L’échec progressif de Ma French Bank

Malgré ces efforts de positionnement, la rentabilité n’a jamais été au rendez-vous. Dès 2023, des études internes évoquaient la possibilité d’un retrait progressif du marché. La décision a été officialisée en 2024 : Ma French Bank allait disparaître. Les services ont été interrompus progressivement, à commencer par les paiements mobiles, suspendus dès décembre. Une lettre officielle a été envoyée aux clients, leur donnant 60 jours pour migrer vers un autre établissement ou revenir à un compte classique de La Banque Postale.
Pour atténuer l’impact de cette fermeture, La Banque Postale a mis en place plusieurs mesures. Chaque client affecté – ils sont environ 700 000 – bénéficie d’une prime de 50 euros s’il accepte de clôturer son compte ou d’en ouvrir un autre. De plus, une offre exceptionnelle de paiements gratuits à l’étranger jusqu’à la fin 2025 a été proposée pour faciliter les déplacements des usagers. Enfin, le service d’aide à la mobilité bancaire est offert pour assurer la transition des opérations récurrentes (prélèvements, virements, abonnements) sans interruption.
