Le Parquet européen a confirmé que des perquisitions étaient menées simultanément en France, en Espagne, en Italie et en Belgique dans le cadre d’une enquête ouverte en juillet 2025.
Les investigations portent sur l’utilisation de fonds européens par l’ancien groupe politique Identité et Démocratie (ID), auquel appartenaient les eurodéputés du Rassemblement national entre 2019 et 2024. Selon les informations rapportées par Le Monde, ces opérations auraient été coordonnées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, avec le concours de plusieurs services spécialisés.
Le Parquet européen, organisme indépendant de l’Union européenne chargé de lutter contre les atteintes aux intérêts financiers de l’Union, a indiqué que les investigations étaient toujours en cours, sans communiquer davantage de précisions afin de préserver le bon déroulement de la procédure.
Jordan Bardella dénonce un calendrier politique

À la suite de ces perquisitions, Jordan Bardella a réagi sur le réseau social X, estimant que ces procédures intervenaient à un moment particulièrement sensible pour son parti.
Le président du Rassemblement national affirme que sa formation politique n’a rien à se reprocher et assure que les éléments recueillis permettront, selon lui, de le démontrer. Il estime également que les développements judiciaires coïncident avec le calendrier électoral.
Le député RN Jean-Philippe Tanguy a lui aussi pris la parole, jugeant que le moment choisi pour ces opérations était troublant, alors que la cour d’appel de Paris doit prochainement rendre sa décision concernant l’inéligibilité de Marine Le Pen.
