Depuis son arrivée au ministère du Travail en octobre 2025, Jean-Pierre Farandou continue de susciter l’intérêt.

Ancien dirigeant de la SNCF pendant plusieurs années, il a quitté la tête de l’un des plus importants groupes publics français pour rejoindre le gouvernement de Sébastien Lecornu. Parmi les questions régulièrement soulevées figure celle de la rémunération qu’il percevait lorsqu’il dirigeait l’entreprise ferroviaire nationale.
Entre 2019 et 2025, Jean-Pierre Farandou a occupé les fonctions de président-directeur général de la SNCF, une responsabilité qui l’a placé à la tête de plusieurs centaines de milliers de collaborateurs et d’un groupe stratégique pour les transports français.

Comme l’ensemble des dirigeants des grandes entreprises publiques, sa rémunération était soumise à un plafond fixé par l’État. Celle-ci pouvait atteindre 450.000 euros bruts par an, conformément aux règles applicables aux responsables des sociétés contrôlées par la puissance publique.
Ce montant faisait de Jean-Pierre Farandou l’un des dirigeants les mieux rémunérés du secteur public français, tout en restant dans les limites réglementaires imposées par les autorités.
Une part fixe complétée par une rémunération variable

La rémunération de l’ancien dirigeant reposait sur deux composantes principales. Une partie fixe de 370.000 euros bruts annuels constituait la base de son traitement, à laquelle pouvait s’ajouter une part variable pouvant atteindre 80.000 euros.
Cette rémunération complémentaire dépendait de plusieurs critères définis par le conseil d’administration. Les objectifs portaient notamment sur la qualité du service rendu aux voyageurs, les performances économiques du groupe, la maîtrise des coûts ou encore le développement de l’activité.
Les modalités de calcul et les montants versés figuraient dans les documents officiels publiés chaque année, garantissant ainsi une transparence complète concernant la rémunération du dirigeant.
Une fin de mandat marquée par plusieurs dossiers sensibles

Avant son entrée au gouvernement, Jean-Pierre Farandou a connu une dernière période particulièrement dense à la tête de la SNCF. Son mandat avait notamment été prolongé au-delà de son échéance initiale afin d’assurer la continuité de la gouvernance du groupe en attendant la désignation d’un successeur.
Au cours de cette période, plusieurs sujets ont animé les débats autour de l’entreprise ferroviaire. Parmi eux figurait un dispositif concernant l’accompagnement de certaines fins de carrière, qui avait suscité de nombreuses réactions dans le monde politique et économique.
La direction de la SNCF avait alors expliqué que ce mécanisme était financé par les résultats du groupe et n’avait pas vocation à peser sur les finances publiques, répondant ainsi aux interrogations formulées à l’époque.
Depuis son entrée au gouvernement, Jean-Pierre Farandou perçoit une rémunération bien différente de celle qu’il touchait à la SNCF. Le traitement d’un ministre de plein exercice s’établit à un peu plus de 10.600 euros bruts par mois, soit environ 128.000 euros bruts par an.










