La mesure intervient dans un contexte national où la fiscalité des résidences secondaires fait l’objet de critiques récurrentes. Depuis la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales sous Emmanuel Macron, les collectivités ont renforcé la pression sur les résidences secondaires, avec des surtaxes allant de 5 à 60 % selon les communes.
À Nice, cette fiscalité pèse particulièrement lourd. Une étude récente estime le montant moyen de cette taxe à environ 2360 euros par an. Un niveau significatif dans une ville qui compte près de 54 000 résidences secondaires, soit une part importante du parc immobilier local.
Ce contexte alimente les attentes des propriétaires, confrontés à une fiscalité jugée élevée dans plusieurs grandes villes françaises. La décision niçoise pourrait ainsi être observée de près dans d’autres territoires soumis aux mêmes tensions fiscales.
Une réduction parallèle de la taxe foncière

Au-delà des résidences secondaires, la réforme annoncée concerne également la taxe foncière. Le maire prévoit une baisse de 20 % des taux afin d’annuler la hausse intervenue en 2024 sous la précédente municipalité dirigée par Christian Estrosi.
Cette diminution vise à ramener la fiscalité locale au niveau de 2023. Concrètement, les économies attendues varient selon les situations. Pour certains foyers, le gain annuel pourrait atteindre entre 200 et 300 euros, notamment pour des appartements situés en centre-ville.
