Au total, la municipalité estime à 50 millions d’euros le montant global des allègements fiscaux envisagés. Ces mesures concernent un ensemble de recettes fiscales évalué à environ 320 millions d’euros pour la ville, traduisant une réorientation significative de la politique budgétaire locale.
Un levier présenté comme réponse à la crise du logement

Pour Éric Ciotti, cette stratégie fiscale s’inscrit dans une logique plus large. L’allègement des charges pesant sur les propriétaires est présenté comme un moyen de relancer l’offre de logements, notamment en location de longue durée.
Dans une ville marquée par un nombre important de logements vacants et de résidences secondaires, cette orientation vise à encourager une meilleure utilisation du parc existant. L’objectif affiché est d’agir indirectement sur la tension immobilière, en incitant les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché.
Des critiques sur la comparaison des taux
La réforme intervient après plusieurs années de hausse des impôts locaux à Nice, un point régulièrement défendu par l’ancienne majorité municipale. Celle-ci mettait en avant un taux de fiscalité global inférieur à celui d’autres grandes villes françaises.
Une argumentation contestée par la nouvelle équipe municipale. Selon elle, comparer les taux ne suffit pas à refléter la réalité fiscale, en raison de valeurs locatives particulièrement élevées à Nice, parmi les plus importantes du pays après Paris.
