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10 juillet 2026

« Je pleure le Thierry de mes 25 piges » : l’hommage très nostalgique de Christine Bravo à Thierry Ardisson

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Thierry Ardisson s’est éteint ce 14 juillet à l’âge de 76 ans, emporté par un cancer du foie. Une disparition qui endeuille le paysage audiovisuel français, tant sa voix, son ton, son style avaient marqué plusieurs générations.

Le choix du destin a quelque chose d’étonnamment théâtral : mourir un 14 juillet, jour de fête nationale, pour un homme connu pour son goût du faste et son attachement revendiqué à la monarchie. C’est Audrey Crespo-Mara, sa compagne, qui a confirmé la nouvelle à l’AFP dans un communiqué bouleversant : « Thierry est parti comme il a vécu. En homme courageux et libre. » Jusqu’au bout, entouré de ses enfants — Manon, Ninon, Gaston — et des siens, Ardisson aura gardé sa fidélité à la mise en scène, à l’élégance et au panache.

Un monument télévisuel à la plume acérée

Au fil des décennies, Thierry Ardisson a bâti une œuvre télévisuelle audacieuse et subversive, portée par son amour des mots, de la provocation intelligente et de l’entretien sans concession. De Lunettes noires pour nuits blanches à Salut les terriens !, en passant par Tout le monde en parle, il a offert au public des interviews cultes et une galerie d’invités parfois malmenés, mais toujours révélés. Son ton tranchant, sa diction millimétrée, son goût du contraste faisaient de lui un personnage à part. Il savait interroger sans filtre, séduire sans excès, choquer sans jamais tomber dans la vulgarité.

L’hommage touchant de ses complices

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