Des voix féminines de plus en plus nombreuses à dénoncer l’âgisme

Cette pression insidieuse, de nombreuses actrices y sont confrontées, à commencer par Andie MacDowell. Dans une interview pour Allure en mars 2025, elle dénonçait sans détour cette discrimination persistante : « On nous a fait un lavage de cerveau à ce sujet, on l’a accepté et transmis. » Même constat pour Kirsten Dunst, qui constate une raréfaction des bons rôles depuis qu’elle est devenue mère. L’actrice française Adeline Blondieau a, quant à elle, revendiqué son choix de rester naturelle, malgré les incitations à recourir à des injections dès l’âge de 33 ans. « Qui m’aime me suive ! », écrit-elle fièrement.
Romane Bohringer, une artiste libre avant tout

Au-delà des attaques, Romane Bohringer incarne une actrice-réalisatrice engagée, sincère, libre de ses choix artistiques comme de son apparence. En portant à l’écran un récit aussi personnel que « Dites-lui que je l’aime », elle rappelle l’essentiel : l’art, l’émotion, le vécu. Face à une société qui continue de juger les femmes sur leur âge plus que sur leur œuvre, elle oppose une œuvre forte, ancrée dans le réel, et un visage non retouché, porteur de vie et d’expériences.
