À l’image de cette Gardoise de 55 ans, mariée depuis deux décennies, qui confie : « J’ai un trop petit salaire. Déménager, trouver un logement, affronter seule les charges… c’est économiquement insurmontable. » Malgré des tensions persistantes dans son couple, elle choisit de rester, par contrainte plus que par choix.
Une cohabitation par défaut, vécue comme un compromis douloureux entre survie financière et aspirations personnelles.
Un confort… souvent à sens unique

Si certaines femmes restent pour des raisons économiques, 34 % évoquent également le « confort » comme facteur de leur maintien dans le mariage. Ce confort n’est pas toujours matériel : il traduit souvent l’évitement du bouleversement, la peur du vide, ou simplement l’habitude.
Mais à quel prix ? L’étude révèle qu’une femme sur dix n’ose pas envisager la séparation de peur de la réaction de son conjoint. Une donnée qui souligne une autre forme de dépendance, plus insidieuse : la crainte, la pression, parfois même le déséquilibre relationnel.
L’amour qui s’efface, l’affection qui demeure
Avec le temps, l’amour romantique laisse souvent place à une affection tiède, voire à un agacement permanent. Trois femmes sur dix déclarent ressentir « ni plus ni moins » que de l’attachement, sans passion ni désir. Pour Clarisse, 48 ans, « c’est surtout le manque d’implication de son mari au quotidien » qui épuise.
Et elle est loin d’être un cas isolé : les trois quarts des femmes partagent ce sentiment de fatigue face à la charge domestique mal répartie.

