
En cause : des viandes contaminées par la bactérie E. coli. Les analyses confirment peu à peu les soupçons, tandis que l’enquête se resserre. Les autorités sanitaires ont désormais la quasi-certitude que la source des intoxications alimentaires ayant frappé Saint-Quentin provient de certaines boucheries locales. Ce vendredi soir, la préfecture de l’Aisne a révélé que des traces de la bactérie Escherichia coli ont été retrouvées dans des échantillons de viande et sur les surfaces de travail de plusieurs établissements.
Cinq commerces halal demeurent fermés, tandis que l’Intermarché, initialement suspecté, a été écarté de l’enquête et pourra rouvrir son rayon boucherie. Cette avancée majeure permet d’orienter les investigations sur des chaînes de distribution précises, tout en rassurant partiellement une population encore sous le choc.
Une ville sous tension, un drame encore flou
Au total, 25 enfants ont été hospitalisés, ainsi qu’une personne âgée. L’un d’eux, une fillette de 11 ans, n’a pas survécu. Dans une ville de 50 000 habitants, la nouvelle a eu l’effet d’un électrochoc. Les écoles, les familles, les professionnels de santé, tous sont impactés par la violence de cette épidémie soudaine.
Rencontrés en début de semaine, de nombreux habitants de Saint-Quentin témoignaient de leur inquiétude profonde. Entre rumeurs, panique et surconsommation de produits stérilisés, une forme de psychose s’est installée. Certains évitent désormais les boucheries, d’autres redoublent de prudence dans leur alimentation. Tous attendent des réponses claires.
L’étau se resserre autour des points de vente

