Les services vétérinaires et les autorités sanitaires poursuivent leurs prélèvements dans les boucheries visées. Si la présence de la bactérie est confirmée, il reste à prouver que la souche retrouvée dans la viande est bien la même que celle qui a infecté les victimes.
C’est là qu’interviennent deux laboratoires clés : le Centre national de référence (CNR) de l’Institut Pasteur, chargé d’analyser les échantillons humains, et le Laboratoire national de référence (LNR), spécialisé dans les produits alimentaires. Le croisement des résultats doit permettre d’identifier une souche commune, et donc de relier formellement les cas d’intoxication à une viande précise.
Une enquête judiciaire en cours
Au-delà de l’urgence sanitaire, une enquête judiciaire a été ouverte pour faire toute la lumière sur l’origine de cette contamination massive. Qui est responsable ? Une chaîne d’approvisionnement ? Une négligence dans le traitement des produits ? Des défaillances dans les contrôles ? Autant de questions qui restent en suspens.

L’objectif est double : rendre justice à la fillette décédée et aux enfants encore hospitalisés, mais aussi éviter qu’un tel drame ne se reproduise. Car si la piste de la viande contaminée se confirme, c’est tout un protocole de sécurité alimentaire qui pourrait être remis en cause.
Une ville en attente de vérité
À Saint-Quentin, l’émotion reste vive. Loin des polémiques, les habitants veulent comprendre ce qui s’est passé et retrouver une forme de sérénité. Les autorités, de leur côté, appellent au calme, tout en assurant une transparence totale dans la gestion de la crise.
