Un déplacement universitaire qui se transforme en incident diplomatique.

L’eurodéputée Rima Hassan dénonce une décision qu’elle juge politique, tandis que les autorités invoquent des motifs administratifs. Une affaire qui ravive les tensions autour de la liberté d’expression et des positions sur le conflit israélo-palestinien.
L’eurodéputée Rima Hassan affirme avoir été empêchée d’entrer au Canada, après la révocation de son autorisation de voyage électronique à la veille de son départ. Invitée à intervenir à l’Université Concordia, elle devait participer à plusieurs conférences, notamment sur la liberté d’expression et les mobilisations liées au conflit au Moyen-Orient.
Cette décision de dernière minute a immédiatement suscité des réactions politiques et médiatiques, tant en France qu’au Canada.

Des motifs administratifs avancés par les autorités
Selon les éléments communiqués, les autorités canadiennes auraient rouvert l’examen de son dossier peu avant son départ. Des omissions administratives, notamment l’absence de mention d’un précédent refus d’entrée sur un territoire étranger, auraient motivé cette décision.
En 2025, Rima Hassan avait en effet été empêchée d’entrer en Israël lors d’un déplacement officiel. Cet élément aurait été jugé déterminant dans la réévaluation de son autorisation de voyage.
Une dénonciation politique de La France insoumise

Du côté de La France insoumise, la décision est perçue comme une manœuvre politique. Le mouvement évoque des pressions exercées par des organisations pro-israéliennes, accusées d’avoir cherché à empêcher la venue de l’eurodéputée.
Cette interprétation alimente un discours dénonçant une atteinte à la liberté d’expression, dans un contexte déjà marqué par des tensions autour de ses prises de position.
Des réactions contrastées au Canada
Au Canada, la décision a suscité des réactions divergentes. Certaines organisations, comme CIJA ou B’nai Brith Canada, ont salué la mesure, estimant qu’elle évitait de donner une tribune à des propos jugés controversés.
À l’inverse, plusieurs responsables politiques, notamment au sein du Nouveau Parti démocratique, ont exprimé leurs inquiétudes, évoquant une décision potentiellement problématique pour la liberté d’expression.
Cette affaire intervient alors que Rima Hassan fait déjà l’objet de plaintes pour certaines de ses prises de position liées au conflit israélo-palestinien. Ces controverses renforcent la polarisation autour de son profil et de ses interventions publiques, sans qu’aucune procédure judiciaire n’ait abouti à ce stade.










