Une photographie ancienne de la gérante du bar sinistré, prise aux côtés d’un acteur mondialement connu, ressurgit alors que l’enquête se poursuit. Un contraste saisissant entre passé mondain et présent judiciaire.
Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, le bar Le Constellation a été ravagé par un incendie d’une violence extrême à Crans-Montana. Le bilan humain est lourd : 40 morts et 116 blessés, parmi lesquels plusieurs mineurs, pour la plupart âgés de 15 à 20 ans. Très vite, ce fait divers dramatique dépasse les frontières suisses et suscite une onde de choc jusqu’en France, d’autant que les propriétaires de l’établissement sont de nationalité française.
Une émotion partagée bien au-delà du Valais
Au fil des jours, l’ampleur du drame s’est imposée à tous. Une minute de silence a notamment été observée le vendredi 9 janvier pour rendre hommage aux victimes, dont un jeune footballeur français. La jeunesse des personnes décédées a profondément marqué l’opinion, alimentant un sentiment de stupeur et de colère, tandis que de nombreux messages de soutien affluaient depuis l’Hexagone et d’ailleurs.
Anouchka Delon, une ville de cœur endeuillée

Parmi les réactions, celle d’Anouchka Delon a retenu l’attention. L’actrice a évoqué avec émotion ses souvenirs personnels liés à Crans-Montana, station où elle a passé de nombreux hivers en famille. Elle dit avoir grandi entre ces montagnes, y avoir appris à skier et y avoir forgé des amitiés, rappelant que son père affectionnait particulièrement cet endroit aujourd’hui associé à une tragédie inimaginable.
Les gérants au cœur de l’enquête judiciaire
L’établissement était exploité par Jacques Moretti, déjà condamné par le passé dans une affaire de proxénétisme, et son épouse Jessica Moretti. Tous deux ont été entendus par les enquêteurs avant de regagner leur domicile. À sa sortie, la gérante a exprimé ses regrets et présenté ses excuses, affirmant penser sans relâche aux victimes. Le couple reste toutefois soupçonné d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence, des qualifications pénales lourdes qui pèsent désormais sur leur avenir.
Un passé mondain qui refait surface

