Pour respecter cette trajectoire, l’effort nécessaire en 2027 pourrait atteindre près de 40 milliards d’euros, soit environ deux fois celui envisagé pour 2026. Cette somme devrait être obtenue en combinant réduction des dépenses et recettes supplémentaires.
L’environnement économique complique cependant l’équation. La croissance pourrait rester inférieure à 1 %, tandis que l’inflation atteindrait environ 1,9 % en 2026, soit davantage que certaines prévisions précédentes. Les tensions internationales et leurs conséquences économiques ont également modifié les perspectives établies auparavant.
Dans le même temps, l’État doit financer plusieurs priorités nécessitant des moyens importants. Les dépenses militaires et les investissements liés au vaste chantier d’électrification français figurent notamment parmi les besoins supplémentaires auxquels les prochains budgets devront répondre.
Une contribution exceptionnelle qui pourrait être prolongée pour les grandes entreprises
Parmi les solutions étudiées figure le maintien d’un dispositif qui devait initialement rester temporaire. La contribution exceptionnelle prélevée sur les bénéfices des grandes entreprises pourrait être prolongée en 2027, après avoir déjà été appliquée pendant deux années.
Cette contribution avait permis à l’État de récupérer plus de sept milliards d’euros en 2025. Son rendement demeure toutefois très concentré : une dizaine de grands groupes auraient représenté approximativement la moitié des recettes générées par ce prélèvement.
Selon les pistes évoquées, le gouvernement pourrait donc revoir le périmètre du dispositif afin d’y intégrer davantage de grandes sociétés, notamment parmi les entreprises du CAC 40. L’objectif serait d’augmenter le nombre de groupes concernés et de répartir plus largement l’effort demandé aux entreprises.

