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24 juin 2026

« Ils devaient vous virer » : Léa Salamé perplexe, elle met les pieds dans le plat en direct

Surpris par cette frontalité, Jean-Pierre Farandou tente de répondre avec calme, non sans une certaine gêne : « Moi non plus, je suis toujours là. On m’avait dit que je devais partir fin mai, on est bientôt fin mai ». Son ton hésitant témoigne d’un flottement, renforcé par la nécessité pour Nicolas Demorand d’intervenir en urgence afin d’adoucir le ton : « On est content de vous recevoir », lance-t-il pour apaiser le climat. Le sourire crispé de l’invité en dit long sur le malaise ressenti en direct, renforcé par une série de questions piquantes émanant des auditeurs eux-mêmes.

Les critiques des auditeurs ajoutent à la pression

Avant même l’échange houleux avec Léa Salamé, Jean-Pierre Farandou avait été interpellé par des auditeurs mécontents, notamment sur la flambée des prix des billets de train. Sujet hautement sensible pour les Français, le coût des transports reste au cœur des débats, et les auditeurs n’ont pas hésité à pousser le dirigeant dans ses retranchements. Déjà sur la défensive, ce dernier a dû répondre à des remarques pointues avant même que la journaliste ne relance l’offensive en plateau.

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Le retour offensif de Farandou sur le terrain de l’écologie

Tentant de reprendre la main sur l’échange, le président de la SNCF a défendu le modèle économique de l’entreprise publique : « La SNCF a besoin de gagner son argent pour pouvoir investir dans la qualité de service de demain ». Une justification stratégique, qui entend rappeler que les bénéfices réalisés sont réinjectés dans la modernisation du réseau, un argument souvent avancé pour expliquer les tarifs pratiqués.

Quand le prix de l’avion s’invite dans le débat

Mais Léa Salamé ne lâche pas prise et revient à la charge : « Souvent, l’avion est moins cher que le train », remarque-t-elle avec insistance. Un constat qui embarrasse les dirigeants du rail depuis plusieurs années, face à la concurrence du low-cost aérien. Jean-Pierre Farandou tente alors une contre-attaque en jouant la carte de l’écologie : « L’avion pollue beaucoup plus que le train. Si l’avion payait ses coûts d’émissions de CO₂, on n’en serait pas là ». Il ajoute qu’il serait temps d’introduire une part carbone dans le prix des billets d’avion, afin de rétablir une forme de justice environnementale.

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