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11 juillet 2026

Il n’est plus supportable de faire des économies sur le dos des plus précaires

Le Premier ministre, pourtant ancien Haut-Commissaire au plan, avait les outils pour anticiper et corriger ces dérives. Il avait même promis de s’appuyer sur le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté pour élaborer une stratégie à dix ans. Une promesse, mais sans calendrier, sans enveloppe budgétaire, sans contrainte. Autrement dit : une déclaration d’intention sans incidence réelle.

Et dans un contexte politique chargé – municipales, présidentielle, possible remaniement –, il y a fort à parier que cette feuille de route sera reléguée au fond d’un tiroir, comme tant d’autres avant elle.

Pendant ce temps, les écarts se creusent

Si rien ne bouge, le fossé social va continuer de s’élargir. Le gel des minimas sociaux, l’inaction sur le logement, les coupes dans les services publics et les dispositifs d’insertion alimentent une spirale d’exclusion. Pendant ce temps, les plus riches continuent de bénéficier d’un système fiscal favorable, tandis que les plus pauvres doivent justifier chaque euro d’aide.

Le reportage mené dans le Finistère – territoire symbolique de l’abandon périphérique – illustre une « chasse aux pauvres » méthodique : radiations, contrôles, procédures kafkaïennes… Le message envoyé est clair : la solidarité devient conditionnelle, voire suspecte.

L’urgence d’une politique de rééquilibrage

Il est temps d’inverser la logique. Faire des économies, oui, mais pas au détriment des plus fragiles. La justice sociale ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de la rentabilité immédiate. Ce qu’il faut aujourd’hui, ce n’est pas un énième rapport, mais des mesures fortes et structurantes :

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